Trilogie, Naissance – Vie – Mort; Marianne Strapatsakis

Exposition

Ancien espace Apollonia, Strasbourg

Du 7 mars au 4 avril 2009

Un Critique, Un Artiste, Une Oeuvre

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Marianne STRAPATSAKIS “Lieux insensibles – Blanc infini”, 2008

Artiste : MARIANNE STRAPATSAKIS

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Commencée en 1989 comme «un travail en devenir», la Trilogie s’achève avec la production de la dernière partie et la présentation de ces trois œuvres, montrées ensemble pour la première fois dans l’espace d’expositions d’apollonia, avant de voyager en Europe où elles seront exposées dans divers endroits.

L’intervalle temporel séparant ces trois installations – créées en 1989, 1997 et 2008 – permet une lecture multiple de l’œuvre, tant au niveau conceptuel qu’historique. De fait, la « Trilogie » est l’aboutissement et la synthèse d’un travail artistique, d’expérimentations et de réflexions que Strapatsakis mène depuis de longues années. Profondément attachée à la question humaine, qu’elle interroge par le biais de ces recherches formelles ou conceptuelles, l’artiste se focalise sur des questionnements tels que le rapport au temps ou encore l’appréhension des émotions.

Cette œuvre, composée de trois installations vidéo, la « naissance », la « vie » et la «mort », se façonne, se sculpte et s’installe, le temps d’une exposition, où les trois éléments, l’ « eau », la « terre », et l’ « air », se retrouvent à chaque fois protagonistes de ces créations.

Voici une trilogie orchestrée et mise en scène par un récit intemporel, lui aussi façonné par une autre logique triadique que sont le passé, le présent et l’avenir :

  • La première partie de la trilogie est l’installation vidéo « Les Fantômes de la Méditerranée ou les Reflets du passé » (1989). L’élément central de cette réalisation qui n’est autre que l’Eau, renvoie à l’idée de genèse, à celle de la NAISSANCE. Dans l’ensemble des dessins, des peintures, des sculptures et des prises de vues réalisées pour la vidéo, l’artiste n’exploite qu’une seule référence mais assez éloquente, le fameux temple d’Aphaïa à Égine.
  • « Trajets secrets – Laurion » (1997) correspond à la deuxième installation vidéo où l’élément principal est la Terre. Terre sur laquelle se développe la VIE. Ici, les dessins, les peintures, les sculptures et les prises de vue pour la vidéo nous renvoient directement aux galeries souterraines, aux mines et minéraux de la région de Laurion, d’où provient la première pièce de monnaie athénienne datée du Vème siècle av. J.-C.
  • La dernière partie « Lieux insensibles – Blanc infini » (2008) se compose d’une installation interactive qui use des sens du spectateur invité à participer au voyage émotionnel de la « mort ». Ici, l’Air et la Lumière sont les éléments dominants. Le phénomène de la MORT naturelle n’est autre que la métamorphose de la conscience, la relation tripartite : Thèse – Antithèse – Synthèse. La mort correspond au retour à la source première, autrement dit la Lumière. L’Air traduit l’idée de l’homme sur terre qui se transforme de nouveau en souffle aérien.

Avec cette œuvre Strapatsakis nous mène au cœur de nos origines, tout droit dans le bassin méditerranéen, à la genèse de la philosophie et de la dialectique.

Ainsi présentée, la « Trilogie » marque la fin d’une aventure commencée vingt ans auparavant. Voyage à travers une œuvre, voyage à travers une démarche artistique pleinement mûrie, cette exposition dévoile avant tout une production singulière propice à l’échange et au partage. Dès lors, le dialogue peut s’instaurer, graviter autour de cette trilogie, qui trouve son origine dans un échange permanent entre l’image et l’écrit, entre l’artiste et le public.

vernissage le vendredi 6 mars à partir de 18h30

Vue de l'exposition
Vue de l’exposition
Marianne STRAPATSAKIS Lieux insensibles- Blanc infini, 2008
Marianne STRAPATSAKIS “Invisible Places – The Vast White”, 2008
Marianne STRAPATSAKIS Les Fantômes de la Méditerranée les Reflets du passé, 1989
Marianne STRAPATSAKIS “The Phantasms of the Mediterranean – The Reflections of the Past”, 1989