Pierre Laurent

Résidence

e-cité ALMATY- KAZAKHSTAN

Après Laurent Reynès , c’est au tour de l’artiste Strasbourgeois Pierre Laurent de partir en résidence dans le cadre du festival ARTBAT FEST à Almaty. Ce festival soutient les différentes tendances de l’art contemporain, la création in situ et a pour objectif de briser les frontières entre les arts. Il œuvre ainsi pour une nouvelle perception du paysage urbain en s’associant à de multiples artistes locaux et internationaux aux horizons hétérogènes. Cette résidence vient s’inscrire dans le projet e.cité-Almaty / Kazakhstan qui se déroulera a partir du mois de Novembre à Strasbourg .

Pierre Laurent, diplômé de l’école d’architecture de Strasbourg en 2007, pratique l’installation dans le domaine de l’architecture. Ce médium lui permet d’expérimenter une architecture transversale. Il peut ainsi entreprendre de réelles expériences de condensation et de distillation de l’architecture.

Pour Almaty, Pierre Laurent a developpé une proposition intitulée Ersatz.

Avec le soutien du Service de Coopération Culturelle de l’Ambassade de France à Astana.

Almaty, 2014

Pierre LAURENT “Ersatz”, 2014

Ersatz utilise le domaine de la création artistique pour œuvrer à une prise de conscience écologique dans une volonté de transformation du lieu en champs d’expérimentation artistique.

A l’heure où l’homme malmène toujours plus la nature, on peut sérieusement envisager qu’un jour il faille remplacer le végétal par des ersatz artificiels. Au cœur d’Almaty une étrange plantation illustre poétiquement cet avertissement.

L’installation est formellement identifiable au monde du végétal, pourtant Ersatz est entièrement réalisé avec des produits manufacturés. Les attributs de la forêt sont ici stylisés et dessinés par l’humain. Ils sont résumés à l’essentiel, à l’archétype. Chaque arbre se transforme en une charpente de bois et crée ensemble une forêt géométrique. Le végétal est rationnalisé.

Pierre LAURENT
Pierre LAURENT “Ersatz”, 2014

Mais attention, Ersatz n’est pas prophétique. Elle souhaite plutôt éveiller une conscience. Elle est bienveillante à l’égard de l’homme.
Sous les branches des arbres, des balançoires attendent le visiteur afin d’en faire un acteur du projet. Les spectateurs entre dans un espace transformé qui a la capacité de tisser l’espace public,
Par le côté ludique et participatif, le projet doit permettre un croisement d’usage, de fonction, d’échange toujours renouvelé. La volonté du projet est que l’espace public soit un espace d’échange et d’expressions partagées. L’expérience physique et corporelle doit mettre en condition d’un questionnement intellectuel et donc d’une appropriation de l’œuvre et de son sujet.

Au contact d’Ersatz, le projet invite par un contraste sensible à reconsidérer ce qui pourrait un jour à jamais nous manquer.

Pierre Laurent